Sweet home 스위트홈

(Last Updated On: 19 mars 2021)

Sweet home est un drama de 2020 en 10 épisodes.

Le pitch

Dans une zone défavorisée et un immeuble délabré, les habitants se retrouvent prisonniers de leur bâtiment sans comprendre pourquoi.
Alors qu’ils essayent d’en sortir pour aller vaquer à leur quotidien, il devient petit à petit évident que quelque chose cloche.
Ils comprennent finalement qu’ils sont piégés avec des monstres, et le risque que chacun d’entre eux se transforme à son tour. A l’extérieur, la situation est la même, le danger rôde partout. Ils vont devoir apprendre à survivre.

Mes remarques, avec spoilers

Ça envoie du lourd, Sweet home. C’est vraiment très bon!
Le 1er épisode met bien dans l’ambiance: les couleurs dans les tons froids, des plans longs sur des paysages urbains pauvres, une présentation des personnages tous barges à un certain degré.
Ça démarre de façon plutôt tranquille, et puis ça monte. Il y a des moments où il vaut mieux éviter de manger en le regardant, je dis ça je dis rien.

Les monstres

Je ne savais pas à quoi m’attendre en commençant Sweet home, mais certainement pas à cela. C’est un huis-clos avec des monstres. Ils sont très variés, avec des capacités différentes selon les uns et les autres. Mais ils sont méchants voire très méchants, rapides et surtout indestructibles. On peut juste les affaiblir, jamais les tuer. Ce qui n’est pas pratique.

La transformation

Les monstres sont des humains qui se transforment. Mais en la matière, il n’y a pas qu’eux qu’on peut qualifier de tels. On nous montre certains humains plus monstrueux dans leurs comportement que les autres qui ont l’excuse d’être infectés. Parfois aussi c’est la puissance du cœur qui vainc.
Résister à la transformation en monstre grâce à celui qu’on est au fond de soi est un concept intéressant, mais ça n’a pas l’air de super bien marcher.

Les gens

Le scénario au niveau des relations interpersonnelles est très bien écrit. Il y a vraiment un panel d’acteurs et de personnages bien joués; le groupe des survivants est très intéressant à décortiquer. On découvre chaque personnage par ses actions, on apprend tous à les connaître peu à peu, et à les comprendre. Ou pas. Comme dans la vie, les gens sont complexes.
Des alliances improbables se forment, et au fur et à mesure que s’installe la situation, chacun devient meilleur ou pire. Poussées dans leurs retranchements, les personnalités se révèlent.
Il est assez incroyable de voir que le groupe laisse un jeunot à lunettes prendre le pouvoir.

Song Kang le magnifique

Si vous avez déjà vu Song Kang avec son air adolescent et son gentil sourire, comme dans The liar and his lover ou Love alarm, accrochez-vous, ce n’est pas le même. Il sort complètement de ses précédents rôles de gentil garçon, poli, souriant et bien habillé. Et il déchire. Waouh! J’adore. Il est superbe, tourmenté, il habite l’écran.
L’histoire de Cha Hyun-su avant les événements est poignante: son harcèlement, comment il a dû changer, comment le bon garçon qu’il était a été broyé. Au début de l’histoire on ne le comprend pas, puis tout ce qui a fait qu’il est celui qui résiste est montré avec précision.

L’esthétique

Il y a une belle esthétique des couleurs et des plans, mais ce n’est pas policé. On voit des personnages qui fument, des plans sur les cuisses d’une danseuse, des meurtres ou des tortures bien sanguinolents. Ce n’est pas ainsi à chaque minute, mais la réalisation n’hésite pas sur le côté « réaliste » de ce qu’elle veut montrer. C’est précis, percutant, et jamais trop, même si j’ai un peu mal vécu la fin du 8e épisode. Il y a des morts que l’on tolère moins bien que d’autres, parce qu’on s’était attaché. Si c’est possible, l’histoire arrive à monter dans les tours pour les deux derniers épisodes.

Les  temps de calme alternent avec les retournements de situation qui maintiennent un suspense soutenu. A voir absolument si vous aimez ce genre d’ambiance.

Acteurs:

Cha Hyun-su: Song Kang 송강
Pyeon Sang-wook : Lee Jin-wook 이진욱
Seo Yi-kyeong: Lee Si-young  이시영
Lee Eun-hyuk:  Lee Do-hyun 임동현
Jung Jae-heon: Kim Nam-hee 김남희
Lee Eun-yoo: Go Min-si 고민시
Yoon Ji-soo: Park Gyu-young 박규영
Ahn Gil-seob: Kim Kap-soo 김갑수
Han Du-sik: Kim Sang-ho 김상호

Plus de Sweet home sur le net:

Sa page sur Wikipedia (en anglais): https://en.wikipedia.org/wiki/Sweet_Home_(TV_series)
Sa page sur Netflix https://www.netflix.com/fr/title/81061734

Behind

Interview

About the author

Esther JULES
https://nuitscoreennes.estherjules.fr/a-propos/

Commentaires

  1. OK, j’ai compris la même chose 😀
    Effectivement, j’appréhende un peu une éventuelle saison 2, il faudra que les scénaristes arrivent à se renouveler sans partir en live.. De plus la première saison était un huis-clos, donc il faudra qu’ils trouvent un moyen de garder l’intrigue aussi intéressante 🙂

  2. Bonjour Esther,
    J’ai complètement accroché avec ce drama, moi qui suis plutôt team romance d’habitude 😉 J’ai particulièrement apprécié les évolutions progressives de l’intrigue: au début il s’agit de savoir comment les héros vont survivre face aux monstres, puis face à eux-même et aux autres humains.
    Et que dire de la bande son, qui accompagne si parfaitement l’histoire!
    A la fin du 8e épisode, j’étais tellement triste, que j’ai attendu 10 jours avant de regarder la fin.
    Par contre la fin m’a laissé une impression mitigée, je ne suis pas sûre d’avoir compris les multiples retournements de situation..

    1. Moi aussi je suis à fond team romance 🙂

      Pour la fin, j’ai aussi eu du mal à décrypter, je crois que [attention SPOILER et suppositions] le méchant qui s’est liquéfié à la fin est entré dans le corps du balafré qui était mort.

      J’espère qu’il y aura une saison 2, mais je la redoute aussi, car quand une série a eu du succès, les scénaristes partent parfois en vrille sous la pression et fond du grand n’importe quoi. (Il y avait jadis la série américaine LOST qui était très bien partie en saison 1, mais qui a peu à peu dérivé sur du WTF).

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