Start up | Netflix

Start-up 스타트업

Start-up est un drama de 2020 en 16 épisodes.

Le pitch:

Les parents de Seo Dal-mi divorcent et sa sœur part avec sa mère. Pour consoler Seo Dal-mi, sa grand-mère demande à un jeune orphelin qu’elle héberge de se faire passer pour un courtisan et de lui envoyer des lettres, sous le nom d’emprunt de Nam Do-san.
15 ans plus tard, la mère et la sœur sont riches, alors que Seo Dal-mi, dont le père est mort subitement, subsiste en enchaînant les petits boulots.
Pour impressionner sa sœur, elle s’invente une création d’entreprise et un petit-ami, qui n’est autre que son correspondant d’antan. Or le vrai Nam Do-san existe. La grand-mère et l’orphelin  lui demandent de tenir le rôle du prince charmant pour quelques heures.

Mes remarques, avec spoilers

Qu’est-ce qu’il était long ce 1er épisode! Et mou du genou. Oui, la situation initiale a été mise en place, mais trop de fleurs de cerisier tuent la fleur de cerisier.
Bref, passé cette partie soporifique, on entre enfin dans l’histoire.

Il se passe quoi?

Dans le monde rêvé de la Sand-box, entre licornes et arcs-en-ciel, euh pardon fillette sur balançoire, tout est propre et multicolore, les start-upers sont chouchoutés, on s’échange des cartes de visite et on jargonne un peu.
En vrai, Start-up c’est le gentil conte de fée d’une boîte en devenir, qui finit par avoir du succès, se fait bouffer par un alligator qui la démembre contre quelques lingots, le tout enrobant une histoire romantique avec des paumés en chemises à carreaux qui deviennent des beaux-gosses en costard.
C’est mignon et détente. Le scénario est un peu léger, et les acteurs font tout le boulot, mais ils le font vraiment bien. Visuellement c’est chouette.

Nam Do-san le développeur perdu dans ses bits

Nam Joo-hyuk joue un développeur immergé dans son monde de binaires qui communique mieux avec son interface DOS qu’avec les humains. Il interprète super bien le jeune homme timide et très 1er degré. Avec les cheveux un peu longs, il fait facilement 10 ans plus jeune, et même en costume, il prend si bien l’air naïf de l’oisillon qui pointe le tête hors du nid qu’il est à croquer de mignonitude. On a envie de lui tapoter le dessus de la tête et de lui dire que tout ira bien.
Quand à l’épisode 10 il pleure de désespoir, il incarne super bien le petit garçon perdu, gauche dans son grand corps d’homme.

Le second lead syndrome

La partie romance est plutôt gentillette. On aime bien les deux personnages principaux, mais s’ils étaient heureux avec d’autres, ça l’aurait fait aussi.
Après avoir vu passer de nombreux posts de personnes tombées dans le second lead syndrome pour Han Ji-pyeong, j’avais très peur de m’y enfoncer tête première. Mais ses débuts de jeune homme très sûr de ses qualités et un peu arrogant m’ont rassurée.
Et puis soyons honnêtes, Han Ji-pyeong n’a pas eu sa chance à un quelconque moment, il l’a laissée passer dès que Nam Do-san est entré en scène.
Comme ensuite il n’a même pas su se faire une place en 3 ans de champ libre, tant pis pour lui.
Mais ce n’est pas pas parce que j’ai échappé au second lead syndrome que j’ai échappé à Kim Seon-ho…

Les trucs coréens

Si vous n’avez pas l’habitude des séries coréennes, les relations familiales pourraient vous surprendre. Tout comme vous pourriez passer à côté de l’importance de la présentation d’excuses, s’il le faut à genoux; ne sous-estimez pas ces passages, ils sont forts pour les coréens.
On a aussi un must du drama: le couple qui se sépare pendant 2 ou 3 ans, parce que madame/monsieur veut découvrir-le-monde/faire-des-études/sauver-les-dauphins. On dirait que pour montrer qu’un couple va durer, le scénariste se sent obligé d’introduire un break temporel: si le couple y survit, c’est happy end. Ici on n’y déroge pas, avec la légère variante de la séparation.

Leçons de management

Tout découvrir sur la création d’une start-up, ou presque, avec quelques leçons de gestion de budget et de petites perfidies entre entreprises. Le scénario jargonne un peu, entre risk, demo day et scale up, juste ce qu’il faut pour mettre dans l’ambiance. On voit bien que le scénariste essaye de ne pas en faire trop, tout en essayant de ne pas rester trop superficiel.

Le petit plus

Des vengeances pour mettre un peu de sel (très très légèrement) et de fil rouge entre les épisodes.
On aurait presque pu avoir une fin avec l’épisode 11, et puis hop, le scénariste s’est réveillé un matin avec une idée et ça a rebondi.
En plus, après chaque générique de fin d’épisode, un petit bonus d’environ 2 minute d’images supplémentaires est diffusé, pour des moments plutôt sympathiques à chaque fois. Ne les ratez pas!

Une saison 2 svp

La série a ses défauts, mais elle se laisse quand même bien regarder, et une saison 2 serait vraiment sympa, surtout si l’apparition de Yeo Jin-goo à la fin pouvait le transformer en personnage important ou central d’une saison 2. Sans oublier de continuer avec Han Ji-pyeong bien sûr.

Acteurs:

Seo Dal-mi : Bae Suzy 배수지
Nam Do-san : Nam Joo-hyuk 남주혁
Han Ji-pyeong: Kim Seon-ho 김선호
Won In-jae: Kang Han-na 강한나

Plus de Start-up sur le net

Sa page Wikipedia (en anglais): https://en.wikipedia.org/wiki/Start-Up_(South_Korean_TV_series)
Sa page sur TvN (en coréen): http://program.tving.com/tvn/startup

Behind the scenes

Interview

Press conference | TvNDrama
Press conference|TvNDrama

OST

About the author

Esther JULES
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